Lors de la Journée nationale de l'architecte à Tétouan (13-14
janvier), placée sous le thème «approche qualitative, culturelle et
environnementale du produit urbanistique et architectural», j’ai reçu un hommage
de l’Ordre des architectes, cérémonie du takrim, en même temps que mon confrère Abdellatif Hajjami.
Lors de ce grand moment annuel de la profession, il a été rappelé les défis immenses à surmonter : produire des bâtiments et des villes dans les règles de l'art, répondant aux exigences de qualité et de sécurité, dans le respect de l'environnement au profit des plus démunis. Le drame de Haïti rappelle combien il est nécessaire de penser la ville dans son long terme, comment la mise en œuvre des matériaux, la réflexion sur les espaces publics est fondamentale pour assurer une qualité de vie au quotidien et surtout prévenir tout drame. Il ne faut pas seulement planter des arbres dans les nouveaux quartiers, mais maintenir des espaces verts comme des espaces de loisirs et de bien être au quotidien, mais aussi des espaces réserves en cas de crise majeure. Ces beaux jardins qui aèrent la ville deviennent les espaces refuges lors de catastrophes sismiques. Si chaque quartier est doté d’espaces verts, de terrains de sport, d’avenues larges, il est alors possible d’envisager des plans d’évacuation d’urgence face aux séismes et des plans d’intervention pour déployer les secours. Agadir, Al-Hoceima résonnent encore dans la chair de la nation marocaine. Ne faisons pas des cimetières nos seuls refuges.
Les architectes en partenariat avec les élus et les
autorités doivent repenser la ville, non plus comme accumulation sauvage d’individus
mais comme espace à vivre, dans la sérénité du quotidien avec l’assurance de
pouvoir faire face à la catastrophe.
James Steele, The architecture of Rasem Badran. Narratives on People and Place. Thames & Hudson, 2005.
Seul architecte arabe membre de l'académie mondiale de l'architecture, Rasem Badran occupe le fauteuil du regretté Hassan Fathy, il a exposé son parcours et a donné une idée de ses engagements avant de présenter l'ensemble de son œuvre. Le débat de l'après-midi ezn sa compagnie fut passionnant. Le lendemain, à l'Institut d'urbanisme de Rabat (INAU), il donnait une autre conférence qui réunissait à nouveau beaucoup de membres de la profession et une poignée d'étudiants passionnés.
Messieurs Jamal Lkhnatti, secrétaire général de l'Ordre,
Omar Farkhani, président,
Abdellatif Hajjami, architecte, monsieur Le Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et
de l'Aménagement de l'espace, chargé du développement territorial, M.
Abdeslam Al Mesbahi.
Khalid Mikou, Riad, modulor et tatami. Archimedias, 2004.






























